L’arthritisme, les rhumatismes

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Calor, Dolor, Rubor, Tumor

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Chaleur, douleur, rougeur, grosseur, voici ce qui caractérise les crises d’arthritisme bien connues des personnes du troisième âge. Ce trouble devient invalidant avec le temps mais bien des années auparavant, des signes avant-coureurs annonçaient déjà cette dégénérescence.

Voyons comment cette maladie s’infiltre si sournoisement.

D’où vient la douleur articulaire, la porosité de l’os, sa déformation ? Pour cela remontons à la source alimentaire.

Les aliments azotés, comme la viande principalement, contiennent des protéines qui, après le travail de la salive et de l’estomac, sont brisés par la digestion en acides aminés sorte de « briques » qui vont contribuer à la structuration du corps (1). L’intestin a alors deux rôles : celui d’évacuer les déchets par les selles et celui d’envoyer dans la circulation sanguine ces fameuses »briques » indispensables à la construction (2).

Un premier filtre (le foie) distribue ces acides aminés aux glandes et tissus toujours par la voie sanguine (3). Le corps les utilise selon les besoins (4)et réexpédie l’excédent aux reins via le sang.

A son tour, les reins « neutralisent » une partie de ces acides par une base qu’est l’ammoniac. (Le corps est en perpétuel recherche de cet équilibre : il compense par des bases quand l’alimentation est trop acide et compense par des acides quand elle est trop basique). Les reins enfin rejettent le reste de ces acides dans l’urine (urée, acide urique…) (5).

Les reins humains ne produisent que peu d’ammoniac car notre corps a besoin de peu d’acides aminés, contrairement aux animaux carnassiers, gros mangeurs de viande. (Vous avez certainement remarqué cette odeur forte d‘ammoniac due à l’urine des fauves près des cirques).

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Mais la plupart des personnes sont gros mangeurs de viande et donc producteurs d’acides aminés qui, envoyés dans le sang surchargent ainsi le circuit sanguin.

Lorsque l’organisme atteint une over dose, les reins, ne pouvant plus subvenir à leur action de neutralisation des acides, renvoient à nouveau dans le circuit le surplus des acides (6). Le foie, dont ce n’est pas le rôle se surcharge à son tour et déverse dans le sang ce qui ne lui convient pas. Ainsi, le sang, acidifié constamment, traîne avec lui les « briques » non désirables qui viennent s' »aglutiner » dans les capillaires.

En détails

De même qu’un ruisseau se déverse dans une rivière qui elle-même se déverse dans un fleuve, les capillaires (ces petits ruisseaux ) se déversent dans des veinules et elles-mêmes dans des veines. Imaginez qu’en travers du ruisseau viennent se mettre des gravats ou des branchages, il se forme alors un blocage du flux qui engendre une inondation. C’est ce qui se passe quand un capillaire est bouché et que des petits vaisseaux éclatent (afflux de sang, ou rougeur). De la même manière, de petits cristaux se forment par le trop plein d’acides aminés et viennent empêcher le flux sanguin en s’installant dans les capillaires, principalement au niveau des articulations (7).

En outre, le corps, cherchant toujours à s’équilibrer, face à cette surcharge d’acides, veut compenser par autant de base… Et où va-t-il trouver ses bases nécessaires ? au plus près, dans les os ! Il « aspire » donc la structure osseuse qui devient poreuse comme une éponge. L’os alors s’affaiblit et se déforme.

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En parallèle de ces troubles, il ne faut pas oublier les reins qui s’épuisent (rôle de filtre, de pression des liquides…) et se perturbent de plus en plus. Egalement on assiste à une pléthorisation du foie débordé dans sa mission.

L’articulation à la loupe

Une articulation est le système « mécanique » réunissant deux os. Pour qu’un os soit tenu à l’autre tout en conservant sa mobilité, des muscles terminés par des tendons ainsi que des ligaments viennent réunir les deux parties. Entre les deux os, se trouve un liquide appelé synovie dont le rôle est identique à l’huile lors du frottement de deux pièces mécaniques, afin d’en éviter l’échauffement. Elle sert également à amortir les chocs. Lors d’un mouvement, les muscles se contractent et rapprochent les os au point de faire « un pli » à la jonction. Les tendons sont là pour que le mouvement soit retenu dans certaines directions.

Les muscles, tendons et ligaments sont richement vascularisés ou autrement dit, de nombreux et très fins vaisseaux sanguins viennent nourrir le système. Ces tissus sont également très innervés. Ce sont donc ces capillaires qui se bouchent de cristaux. La chaleur et la rougeur sont dues à la surcharge sanguine, la douleur à la compression des nerfs, la grosseur à la déformation osseuse.

Les diverses formes de rhumatismes

Pendant la jeunesse, le corps cherche, dans un premier temps, à « éjecter » la maladie, c’est ce qu’on appelle la force centrifuge. On trouve ici des rhumatismes inflammatoires, dits de surface. Puis le trouble devient chronique et récidivant : il y a, malgré les avertissements, une hésitation à évacuer vers l’extérieur ou à ramener vers l’intérieur. Enfin, la forme dégénérative de l’arthritisme est le signe centripète accentué avec le vieillissement et la perte de vitalité. Les résidus acides ne sont plus dans le sang mais déjà dans les tissus.

L’organisme saturé cherche une issue aux toxines, sature les cavités les plus éloignées (capillaires des extrémités) puis les moins vitales. On assiste alors et en parallèle à une défaillance progressive de l’auto défense.

Les organes nous préviennent : les muscles (lumbago, périarthrite de l’épaule…), l’estomac (gastrite, ulcère…), les reins (néphrites…), montrent des signes de fort acidisme, engendrant une décalcification : les dents (caries…), la peau (calvitie, eczéma sec…), l’ostéoporose bien connue des femmes ménopausées, la goutte des sujets à l’embonpoint…

Autres causes des rhumatismes

Le froid contracte les capillaires, l’humidité ralentit les échanges, la fatigue physique diminue l’auto défense, le surmenage et le stress acidifient, les insomnies retardent ou empêchent les métabolismes et la reconstruction, l’alimentation antispécifique (non adaptée à notre système digestif) dérègle l’équilibre acide/base, le cholestérol ralentit le flux sanguin, les produits toxiques (alcool, tabac, chimie) acidifient, le surpoids, la sédentarité… autant de facteur exogènes qui, en fonction des ressources neuro hormonales (de force de vie, d’auto défense) du sujet et de la perméabilité émonctorielle (l’efficacité du travail des portes de sortie des toxines comme la peau, les poumons, les intestins, les reins…), donnent naissance à d’autres troubles plus profonds par effet domino (un problème en entraînant un autre).

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– Revoir son alimentation en baissant plus ou moins drastiquement sa consommation de viande (blanche et rouge). Accentuer vers une alimentation à base de légumes (crus de préférence) et de fruits (en dehors des repas).

– Faire régulièrement des jeûnes hydriques (ne boire que de l’eau peu minéralisée) à la place d’un ou plusieurs repas (non, vous n’en mourrez pas !)

– Boire des diurétiques (chiendent, queues de cerise, pissenlit…)

– Prendre des bains chauds et progressifs en augmentant d’un degré ou deux à chaque fois

– Faire des exercices doux et régulier afin d’assouplir les articulations, en fonction de la douleur

– Calmer le système nerveux (détente, repos, promenades, relaxation…)

– Reminéraliser (soleil, alimentation crue, infusion de prêle…)

– S’oxygéner

– Faire des cataplasmes d’argile (à conserver au moins 2 heures)

– Apporter du calcium et du phosphore (soja, figues, cresson, céréales, graines germées, levure…)

Voilà, sans se gargariser de sinistrose, il est toujours temps de réagir mais n’oubliez pas que si le trouble est là depuis longtemps et qu’il s’accentue avec la vie, ce n’est pas en quelques jours que vous recommencerez à faire du vélo sans douleur aux hanches, à monter les escaliers quatre à quatre, à vous lever du lit sans entendre craquer… Volonté, efforts, régularité… dans tous les cas, c’est un choix : la crispation ou la souplesse !

Croquis d’après : rhumatologie.asso.fr et photo d’après : commons.wikimedia.org et photo d’accueil : http://www.onlymyhealth.com

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