Le comportement : une question de compensation ?

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Un effet élastique dont le retour peut être douloureux. Comprendre que n’importe quelle réaction engendre son contraire proportionnellement à la force de l’action originelle.

vig_compensation Un virage mal négocié à droite va entraîner un mouvement vers la gauche et plus le danger sera grand à droite plus le mouvement sera brusque à gauche. Une réaction amenant un déséquilibre, qu’il soit en trop ou en manque va entraîner son contraire en proportion de sa puissance. Et c’est ainsi partout : en physique, mental ou émotionnel. La nature recherchant perpétuellement l’équilibre.
Observez un funambule. La barre transversale est très longue mais le fil sur lequel il se déplace est très ténu. Le funambule connaît instinctivement la longueur de sa barre. Jamais un funambule n’utilise une barre courte, il serait alors en danger car les déséquilibres ne pourraient être compensés à la hauteur des impulsions nécessaires. L’extrême distance d’un côté compense l’extrême distance de l’autre. Dans le cas d’une grande barre, le funambule a peu de mouvements à faire pour rester dans l’axe en minimisant le danger.
img_funambule
Dans la vie, c’est souvent ainsi : bien connaître ses extrêmes pour garder la voix du milieu et c’est aussi aller jusqu’à ces extrêmes pour en connaître leurs possibilités en cas de déséquilibre dans l’autre sens. Toute action, extrême en l’occurrence, est une recherche de compensation. Dans les extrêmes, que ce soit dans l’infiniment petit, au niveau cellulaire par exemple, ou au niveau organique, il y a plusieurs possibilités de réactions compensatrices : la pléthorisation face à un manque, le creusement face à un trop et le durcissement face à une situation incontrôlable. (cela fera l’objet d’un autre chapître)

L’homme est composé de trois axes visibles : la verticalité (haut et bas), la latéralité (droite et gauche) et la profondeur (devant et derrière).

Premier exemple : la verticalité.
Quand vous êtes particulièrement préoccupé par des questions mentales, un soucis, des idées noires, c’est à dire quand « le haut » aspire l’énergie d’une manière déséquilibrante, la vie vous ramène automatiquement vers « le bas « : les factures que vous avez oublié de payer, le ménage laissé à l’abandon..Au contraire, dans le « trop faire », vous oubliez de prendre du recul, de voir les évènements de haut, de réfléchir en temps, heure et objectivité à un projet.

Second exemple : la latéralité
Trop donner est souvent une preuve d’altruisme, de générosité mais cela cache aussi souvent un besoin ou un désir important de recevoir non assouvi. L’inverse est tout aussi valable. Ne faire que recevoir vous gratifie, vous confirme l’abondance si souvent espérée mais comment se situe le don venant du cœur ? Le trop dans n’importe quel sens cache souvent un manque du contraire sans pour cela que vous en soyez conscient.

Troisième exemple : la profondeur.
Les attaches trop lourdes au passé vous empêchent de projeter l’avenir et au contraire, ne voir que demain sans tenir compte de l’expérience est souvent gage d’échec.

La pléthorisation, le creusement ou le durcissement sont applicables tant au niveau émotionnel, physique que mental et tant dans la verticalité, la latéralité et la profondeur. Cela peut se traduire par des réactions organiques, physiologiques, par des événements factuels ou symboliques ou par des comportements spontanés, impulsifs dont les protagonistes sont à la fois bourreaux et victimes.

Ça, c’est le quotidien et ses aléas. Mais lorsqu’il nous arrive « une tuile », la première question qu’on se pose c’est « – pourquoi ? ». Certains prétextent la faute karmique qu’il faut purger, d’autres le hasard, la malchance… Mais lorsqu’on se pose vraiment la question, de l’événement, comment s’est-il produit, à quelle vitesse, à quoi correspond-il dans l’impulsion émotionnelle ? Et quand on comprend cette nécessité vitale, pour tout organisme mais aussi pour toute vie en général, de compenser un déséquilibre, alors la lumière fait jour sur la compréhension de la cause OPPOSEE qui a engendré « la tuile ». Posons-nous la première question : « – A quoi correspond la compensation de ce qui m’arrive ?

Regardez comment agit un patron quand il constate que la mission qu’il a donné à son ouvrier n’est pas menée à bout correctement. S’il s’agit d’un détail manquant à la mission, une simple remarque sera faite. Si le manque à la mission est plus important, ce sera une brimade et si la mission a été effectuée en dilettante voire amputée pour cause d’humeur de l’ouvrier, il est fort probable qu’il reçoivent tous les orages de son boss. La réaction patronale sera proportionnelle au manque ou à l’erreur dans l’action menée. Plus l’ouvrier aura « saboté » sa mission, plus l’effet compensatoire en sera violent.

Et c’est souvent là que le bât blesse car la personne prend en pleine figure le retour d’un acte qu’elle a fait sans comprendre les réactions compensatoires probables. Il y a la réaction de l’opposé :
« Je provoque un manque, le trop me revient par effet compensatoire «. De là à provoquer un manque à tout son entourage pour recevoir l’abondance, il n’y a qu’un pas vous allez me dire ! Non, tout dépend de l’intention dans lequel il est fait : égoïsme, pouvoir, humiliation, protection etc…
« Je donne beaucoup, j’ai un vide en retour ». Beaucoup de personnes sont dans un don excessif mais ne reçoivent rien en retour et maigrissent de jour en jour. Ce don excessif est bien le reflet d’un besoin excessif de recevoir. Dans la même démarche de don excessif, d’autres personnes sont « enveloppées », de formes généreuses et « conservent » leur « stock » de peur de manquer. La nature est faite ainsi, consciemment ou non, l’appel à la VIE voire à la SURVIE est perpétuel que ce soit sur la forme, le fond ou la pensée.

Dans un autre article, je soulève l’hypothèse que les violences sexuelles sont malheureusement le reflet de cette compensation douloureuse. Je vous invite à le lire en cliquant sur ce lien

Le cœur est au milieu et ces pulsions ou réactions extrêmes, peuvent mettre à mal un équilibre précaire dont la seul victime commune aux deux protagonistes est le CŒUR, la juste voie du milieu, le fil ténu du funambule.

Aimez-vous les uns les autres et recevez ma bénédiction !

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Photo d’accueil : http://www.zen-et-efficace.com/reussir-votre-vie-une-question-d-equilibre/

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