Quand les toxines annoncent le tocsin…

Classé dans : Organes | 0
Les clochettes des toxines tintinabulent aujourd’hui, demain le bourdon sonnera le tocsin…

vig_cloche

Entendre sonner les matines, les vêpres ou l’angélus sont autant d’invitations à la méditation ou à la prière. Il existe aussi des cloches plutôt « réveil matin » ou des carillons annonçant de bonnes nouvelles. Mais il est des sonnettes qu’on appelle des sonnettes d’alarme, qu’on n’entend pas toujours d’ailleurs ! Dans une démarche d’amélioration d’hygiène de vie, prêtons donc un peu d’attention à ces avertissements !

D’abord faisons le distingo entre « détoxiner » et « détoxiquer ».

Les toxines sont les résidus des métabolismes, des transformations engendrées par l’organisme lui-même. Détoxiner consiste à ne plus nourrir l’organisme avec des aliments mal adaptés, voire momentanément ne plus le nourrir du tout et ce afin de le soulager dans son travail énergétique. Ensuite ouvrir les « portes de sorties » des déchets ou résidus, ou autrement dit : sortir les poubelles. Enfin, lâcher le mental pour laisser au corps la pleine possession de ses moyens d’autogestion et de défenses.

La détoxication concerne le nettoyage de tous les « poisons » venant de l’extérieur : alcool, tabac, chimie…Là, une hygiène de vie globale est particulièrement préconisée pour un résultat plus général et en profondeur.

Comment le corps se toxine par l’alimentation ?

Tous les éléments nutritifs, après avoir été broyés et mélangés à divers sucs pour être mieux préparés, passent au travers de la barrière intestinale, et profitent d’un premier liquide qu’est le sang pour se déplacer dans l’organisme. Au travers des parois des vaisseaux, les éléments s‘infiltrent dans la lymphe, second liquide. Les éléments nutritifs arrivent ensuite dans un sérum, troisième liquide. Ce sérum enveloppe les cellules à la base de la vie et contenant l’ADN. Les cellules se nourrissent des éléments nutritifs réduits à leur plus simple structure, puis rejettent leurs déchets qui prennent le chemin inverse : sérum, lymphe et sang.

Ce sang, à la fois nourricier et chargé de déchets, distribue richesses et résidus aux organes et entre autres aux organes émonctoriels (évacuateur de toxines). Les reins éjectent l’urine, la peau génère transpiration, les poumons amènent les crachats, les intestins produisent les matières fécales, et le vagin les règles.

Un organisme en bonne santé dispose de liquides, des humeurs (sang, lymphe et sérums) suffisamment fluides, non englués pour aider à l’évacuation des toxines. Ne dit-on pas de quelqu’un d’amorphe, qu’il est lymphatique ? Ce qui peut laisser supposer une lourde charge inutile. Les « poubelles » sont également vidées régulièrement (plusieurs selles par jour, transpiration régulière, essoufflement, urine jaune d’or, règles régulières).

Lorsque le circuit est ouvert : arrivée de la nourriture, métabolisme équilibré, évacuation des restes inutiles vers l’extérieur, les échanges se font ainsi selon les lois naturelles et le corps produit l’énergie nécessaire, met en place efficacement son auto défense, vieillit selon une courbe douce et sans précipitation.

pho_vashumo1

Mais tout n’est pas toujours aussi simple…Le corps s’encrasse facilement tant au niveau des cellules elles-mêmes qu’au niveau des liquides et aussi des portes de sortie.

Une première expulsion des déchets se fait par voie directe vers les reins et les intestins (Il vous arrive de trouver des restes de nourriture non décomposés dans les matières fécales).

Les cellules mal nourries vont produire des déchets qui vont stagner dans leur propre sérum interne (sérum intra cellulaire).

Elles peuvent aussi au mieux, éjecter ces déchets dans la lymphe.

Là, deux hypothèses :

– soit les déchets sont insolubles, comme certains résidus d’amidon et de céréales, le sang les dirigera vers les émonctoires appropriés que sont les poumons et les intestins et aussi les glandes sébacées de la peau.

– Soit les déchets sont solubles comme les déchets protéiques, les émonctoires comme les reins ou les glandes sudoripares de la peau sont alors mieux adaptés.

Il existe d’autres causes à la toxicité, l’obstruction, par les toxines elles-mêmes, des « portes de sortie ». Dans le schéma ci-dessous, les taches plus ou moins grises montrent le bouchage des canaux de la peau et de l’intestin. Le corps alors recherche une autre voie de salut. Les reins viennent ici compenser le travail d’évacuation qu’aurait du faire la peau. Les poumons viennent compenser celui de l’intestin. On rencontre alors des problèmes comme des cristaux rénaux dans le premier cas ou des bronchites ou pathologies ORL dans le second.

pho_vashumo2

Plus la toxicité s’enfonce dans les humeurs c’est-à-dire plus elle atteint les cellules, plus les maladies deviennent importantes. Autant un sang légèrement toxiné peut être synonyme de maladies dites « de surface », centrifuges, c’est-à-dire qu’elles « sortent » de l’organisme par de boutons, des crachats, autant quand les cellules sont atteintes lourdement dans leur conception, la maladie devient alors centripète (qui rentre vers l’intérieur) et donc dégénérative comme le cancer. Les maladies chroniques se situant entre les deux.

Bien sûr les causes de toxicité sont nombreuses et pas spécialement liées à la nourriture. Le stress, le mental, les émotions, l’hérédité sont des facteurs convergents vers les déséquilibres.

Dans tous les cas, les toxines ne sont pas faites pour rester en circuit fermé.

Tous ces petits maux : migraine, toux, insomnie, boutons… sont autant de sonnette d’alarme qui doivent nous inciter à l’allègement de nos déchets et même si le corps a pour l’instant les moyens de résister, demain, il sera peut-être trop tard !

vig_quoifaire

Si le cœur vous en dit faites une bonne cure de détoxication régulièrement.

Dès à présent, écoutez bien la cloche : carillon, bourdon ou tocsin, à vous de deviner !

………

Photo accueil : http://e-sante.futura-sciences.com

Laissez un commentaire