Le lierre terreste

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Il n’a de commun avec le lierre grimpant que sa reptation, qu’il accomplit à la façon du lierre, mais au ras du sol.

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Connu depuis le haut Moyen Âge comme plante médicinale, le lierre était apprécié par Saint Hildegarde, au XIIème siècle pour deux de ses usages modernes : pectoral (action bénéfique sur l’appareil respiratoire) et vulnéraire (contribue à la cicatrisation des plaies et à la guérison des contusions). Au XVIème siècle, il était recherché pour soigner les plaies internes et externes et même pour combattre la folie.

Cuit dans du lait, c’est de nos jours encore un des remèdes les plus couramment utilisés dans les campagnes contre les affections des bronches (1) mais il est aussi utilisé à des fins culinaires.

Les jeunes feuilles ont une saveur aromatique très particulière, agréable, légèrement mentholée.

Les jeunes feuilles sont bonnes crues, mélangées à d’autres salades, hachées finement avec du fromage de brebis frais, dans des salades de lentilles et de pois chiches. (2) On peut aussi en faire une omelette !

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ATTENTION, cette plante est à consommer avec modération, à proscrire chez les enfants, les épileptiques et les femmes enceintes car contient du pinocamphone, antagoniste des récepteurs GABA (inhibiteur du système nerveux central) – contrairement à un certain nombre de plantes sédatives qui agissent comme agonistes gaba-ergiques : Fumeterre, ginseng, mélisse, valériane, passiflore, ginkgo, eschscholtzia, tilleul, lavande, etc

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(1) Extrait de : « Secrets et vertus des plantes médicinales », sélection de Reader’s Digest 1977

(2) Extrait du livre : »Sauvages et médicinales » Plantes remèdes pour nos petits maux, de Marie-Claude paume. Edition Edisud – 256 pages format 17 cm x 23 cm

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