L’immunité, aussi une question de cerveauX et d’émotion !

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Réconciliez vos deux cerveaux : vos défenses en dépendent !

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Quand on sait que le contrôle de l’immunité est de 70 à 80 % digestif, quand on entend que les médias nous annoncent régulièrement des épidémies, quand on voit que le mot TRIPES a pour anagramme le mot ESPRIT, on est bien heureux de penser que notre immunité dépend de la propreté de nos intestins, notre « second cerveau »…

Défense, attaque microbienne, guerres intestines, terrain hostile, voici un langage qui peut faire froid dans le dos si l’on imagine un instant les conséquences des mots : conflits intérieurs.

Mais quelles sont les causes de ces conflits ? Sont-elles seulement alimentaires ou digestives ? Voyons ça de plus près…

Tout se passe là, dans nos 7 à 8 mètres de viscères, là où près de 400 m2 de surface dépliée (un cours de tennis !) se prêtent à l’échange entre le milieu externe et le milieu interne.

Les intestins sont une zone très importante d’échange avec notre environnement et principalement avec la matière, alors que la peau, 100 fois moins grande, ne dispose que 4 m2 environ, pour nous offrir un contact avec le monde extérieur.

Des millions d’espèces vivent dans les nombreuse villosités intestinales, ces plis très serrés, un peu comme un tuyau de caoutchouc souple que vous froissez comme un accordéon.

Parmi les 100 000 milliards de bactéries qui grouillent au plus profond de nous-même, il y en a des bonnes et des mauvaises. Les premières neutralisent les secondes ainsi que les toxines résultant du conflit. Ces bactéries, aidées par une flore contenant des récepteurs sur la paroi de la muqueuse intestinale, élèvent une barrière immunitaire. Elles sont secondées par des ferments, aussi munis de récepteurs et c’est cette collaboration efficace qui forme les anticorps et stimulent les réponses immunitaires.

Mais ce n’est pas tout ! Notre ventre a d’autres facultés insoupçonnées. Il contient près de 100 millions de neurones, autant que dans la moelle épinière. Ces neurones sont des transmetteurs d’information. Ils ressentent et communiquent des messages aux cellules immunitaires et aussi aux organes annexes comme le pancréas et la vésicule biliaire. Ils communiquent également à l’autre cerveau, celui de la boite crânienne, les désirs et les maux de l’intestin ainsi que les chocs portés au centre du hara. Les intestins sont ainsi le support physique de l’inconscient, cette matrice biologique où se nichent nos émotions non exprimées…

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Lors d’un combat bactériologique, le système nerveux détecte la présence d’indésirables, les sécrétions de la muqueuse sont déclenchées et la propulsion motrice (péristaltisme) chassera l’ennemi. Le système de communication avertit l’encéphale via le nerf vague. Si une lésion affecte l’intestin soit par une suractivité ou sous activité des neurotransmetteurs, l’autre cerveau prend la relève en déclenchant excrétion, vomissement ou crispation. Une émotion forte déclenche aussi le même processus. Cette communication est à double sens ainsi une perturbation du cerveau « du haut » engendre aussi une perturbation du cerveau « du bas ». Concrètement et simplement, une mauvaise digestion peut engendrer une migraine, une dispute peut engendrer des troubles intestinaux et une émotion dérègle les fonctions viscérales.

Lorsque la communication entre les deux cerveaux est mauvaise, que ce soit à son départ (l’un des deux « cerveaux ») ou le long du trajet (les voies nerveuses), alors une perte de mobilité, une distension ligamentaire, un spasme, une tension sont le reflet, bien connu des ostéopathes, d’angoisses ou de tourments à la source de constipation ou de diarrhée, d’irritations, d’inflammations voire d’ulcères. Il est à remarquer que dans certaines lourdes pathologies nerveuses, les neurones des deux cerveaux présentent les mêmes lésions…

N’oublions pas que nos « tripes » produisent également une vingtaine de neurotransmetteurs comme la sérotonine à l’origine de notre humeur.

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Toujours concernant ce « cerveau intestinal » : il envoie 9 fois plus d’informations à l’encéphale qu’il n’en reçoit à croire que les instances supérieures ont particulièrement confiance, délèguent les missions ou sont bien trop souvent préoccupées par d’autres sujets…

Notre « second cerveau », celui « du bas », a la même origine embryonnaire, c’est-à-dire les mêmes cellules que notre cerveau pensant mais fonctionne en autonomie, la preuve est que le déplacement des matières se fait sans votre volonté et que vous continuez de digérer pendant votre sommeil. Quant aux rêves, ils peuvent êtres liés aux différents conflits intestinaux : n’avez-vous pas remarqué que les rêves sont plus fréquents après un dîner trop riche ou après une forte émotion ?

Enfin, un stress exacerbé génère de l’acidité et peut provoquer la diminution de l’étanchéité de la muqueuse face aux infections.

Notre intestin est une « âme » sensible, il fait tout son possible pour contribuer à notre nutrition et à nos défenses. Mais comment le respectons-nous ?

Bien des causes physiques, émotionnelles ou mentales peuvent dérégler ainsi facilement notre « second cerveau » qu’est notre intestin. Une bonne hygiène de ces trois niveau conditionne assurément l’état de votre immunité.

Alors, à l’approche de l’hiver, pensez que l’état de votre intestin peut bien être la cause de tous ces petits troubles de l’immunité comme la grippe, la fatigue, le rhume… Votre alimentation anarchique, vos pensées troubles ou vos émotions mal gérées, …choisissez ce que vous voulez mais… tempérez au mieux vos conflits intérieurs, il en va de votre immunité.

Les conseils du naturo : évitez les disputes surtout en mangeant, massez ou faites-vous masser régulièrement votre ventre, mangez spécifique et léger, buvez 1,5 litre par jour, musclez votre abdomen, faites régulièrement des lavements et …aimez-vous en vous caressant le nombril !

La dernière photo est tirée du livre : The Second Brain, Michael D. Gershon Ed. Harper-Perennial, NY

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