Les peurs, les émotions et la prise de poids

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Le miroir et la balance sont les pires ennemis des kilos superflus et la malbouf n’est pas toujours seule responsable.

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L’individu est un ensemble fragile très sensible aussi aux chocs émotionnels. Les réactions sont souvent sournoises et le corps donne aux formes le signe de ses blessures.

La peur

Comme tous les déséquilibres fonctionnels, la rétention d’eau et la prise de poids trouvent une bonne partie de leurs sources dans l’émotionnel et les peurs générés par les traumatismes.

Les surrénales et l’adrénaline

L’adrénaline est l’hormone de l’émotion.

Les peurs font monter le taux d’adrénaline produite par les surrénales. Dès l’apparition d’un danger, l’adrénaline est libérée dans le sang, elle contracte et rétracte les vaisseaux et la pâleur apparaît. Ces glandes sécrètent aussi plusieurs autres types d’hormones dont certaines contrôlent l’équilibre des sels minéraux et de l’eau dans le corps ce qui se caractérise principalement par une insuffisance rénale.

Suite à un choc émotionnel, à une peur, le système hormonal et/ou nerveux se dérègle. De là s’en suit un « gonflement » qui engendre des comportements reflétant blessure et manque d’Amour de soi.

Remonter à la source ayant enclenché le processus, ne suffit pas. Le reconnaître, le ressentir, l’accepter, le métaboliser : le chemin est semé d’efforts mais le prix à payer mérite qu’on s’y attarde.

Chercher au fond de soi

Plusieurs pistes sont à étudier avec la plus grande attention. Soulever le voile de l’éducation, des blessures d’enfance nécessite d’être prêt.?Prêt à reconnaître sans accuser, prêt à accepter sans culpabiliser, prêt à relativiser sans négliger, prêt à être témoin sans se dévaloriser. Un travail sur la prise de conscience des conflits, des causes profondes apporte l’éclairage du mécanisme qui a amené ce sentiment de manque d’amour envers soi-même.

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Je me reconnais tel(le) que je suis

Une cause émotionnelle a laissé une empreinte. L’interprétation, la perception, aidées peut-être aussi des croyances familiales et sociales ont engendré un ressenti qui va se nicher très profondément dans l’inconscient et qui prend racine. De ces germes peuvent naître plusieurs comportements :

* – ” Je m’impose ! Je prends de la place, on peut ainsi me voir, je ne passe plus inaperçu(e) ! Je serai ainsi plus important au regard des autres.” Voyons si dans mon enfance je ne me suis pas senti(e) mis(e) de côté, si j’ai bien été considéré(e) à ma place, dans ma surface.? Je prends de la place pour montrer que je suis bien là, capable de faire quelque chose de bien.

* – ”Je veux combler un vide intérieur, ma solitude, l’isolation, le manque affectif…alors j’emmagasine…” Avec cette réserve, je ne risque rien ! J’ai besoin d’emmagasiner pour éviter toute pénurie.” Dans la tendre enfance, cela peut-être synonyme de manque (tétée, affection maternelle…)

* – ” Mon coussin me protège, je ne serai pas blessé(e) par des remarques extérieures, des critiques. Ne m’a-t-on pas humilié(e) dans ma jeunesse ? Est-ce que les mots : humiliation et honte raisonnent en moi ? Je me suis senti(e) abaissé(e) et je construis mes murs… J’accumule une protection dans mes pensées, dans mes rondeurs.”

* – ” Je veux isoler quelque chose que je ne veux pas voir ou que je ne veux pas montrer, alors je le cache sous des couches de graisse, sous des épaisseurs. Qu’est-ce que j’accepte contre mon gré ? “

* – ”Je suis masochiste car mes imperfections prennent des dimensions gigantesques et j’ajoute encore plus de poids là où ça me dérange le plus. Je me fais mal car j’ai le sentiment que personne ne m’aime, et l’on va m’aimer davantage en montrant que je souffre…”

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Chacun(e) peut trouver parmi ces questions, un début de piste.

Les mots reflètent aussi les blessures inconscientes. Les termes comme : -”ça me gonfle, je vais exploser ! “, -“ça ne passe pas !” (aux portes ?), parlant d’un événement : -” ça me parait gros !”, -”ça me pèse !”… sont à repérer et à transformer pour éviter de confirmer au cerveau la nécessité d’entretenir le surpoids, la cellulite.

L’accompagnement naturopathique

Le naturopathe décortique les croyances et aide à l’expression du mal-être. Il accompagne dans la libération des émotions, dans la reconnaissance des valeurs, dans le lâchement de ce besoin de protection ou de domination, dans le changement des croyances. Il apprend à porter un regard d’Amour et de compassion sur soi-même.

Si je change la perception que j’ai de mon être ou de l’événement, je transforme le mécanisme qui m’a amené(e) où je suis.

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J’apprends à M’AIMER

Tout au long de cette période de transformation que nous mettons en place pour se sentir mieux, plus à l’aise “dans ses baskets”, quelques règles sont à comprendre :

* – Donner du temps au temps. Si ces kilos superflus sont là depuis longtemps, 48 heures ne suffiront pas à les évacuer.? Rester lucide et réaliste. Lâcher 1 à 2 kilos par mois permet au corps de s’habituer au changement en douceur,

* – Etre content du résultat même s’il s’agit de quelques centaines de grammes par semaine,

* – Accepter que les autres aient des valeurs différentes des siennes et ne pas se comparer.

* – Gommer les rancoeurs, la possession, la jalousie…

* – Développer sa sexualité dans l’harmonie, en toute simplicité et penser que les rondeurs peuvent être appréciées : “fondre” est aussi une expression du coup de foudre…

* – Se sentir libre d’oser : oser accepter le regard de l’autre, oser faire des actions qui nous semblent n’être réservées qu’aux minces (théâtre, danse, piscine, expression corporelle…)

* – Reconnaître que l’on ne manquera de rien au même titre que tous les oiseaux de la terre qui trouvent leur nourriture au quotidien,

* – Etre soi sans vouloir s’imposer : en paroles, présence, en actions intensives…

* – Constater qu’être en sécurité ne dépend pas que de son gabarit…

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Je lâche mes kilos

La minceur sans privation existe. C’est apprendre à s’Aimer, à se respecter…C’est aussi apprendre à aimer ce qui est bon pour l’organisme, selon les lois biologiques et laisser ce qui ne convient pas. C’est enfin prendre conscience des réalités et surtout travailler sur le résultat désiré. Pour cela répondre aux questions : comment j’en suis arrivé(e) là ? Où je souhaite aller ? Et comment je m’y prends pour atteindre le but ?

Je deviens alors responsable de ma démarche et du changement.

Photo d’accueil : http://www.lametropole.com

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