Des omégas 3 dans le jardin

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Vous êtes certainement de ces jardiniers qui porte une attention toute particulière à ce que votre jardin ne s’envahisse pas d’indésirables : chiendent, liseron, ortie… Arracher, biner, sarcler : tous les outils sont utilisés pour avoir des rangées de légumes bien nettes, sans ces sacrées “mauvaises herbes”. Le terme “mauvaise herbes” est souvent mal à propos mais plutôt devrait-on dire ces “sacrées herbes”.

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Sacrées car à portée de main, nous disposons d’antidotes, de vitamines, de sels minéraux et d’une foultitude de trésors souvent bannis à tort car sans la connaissance de ce qu’elles nous offrent de précieux. C’est le cas du POURPIER, cette petite plante aux feuilles charnues communes dans la partie méridionale de l’Europe.

Bien connu (quand même) dans le régime Crétois, le POURPIER est riche en acide gras poly insaturés oméga 3 (que l’on trouve aussi dans les huiles de poissons).

Les omégas 3 :

img_pourpier1L’organisme ne peut fabriquer lui-même tous les acides gras dits “essentiels”. Le corps doit alors les puiser dans les aliments.

Ces acides gras poly insaturés participent à de nombreux processus très importants comme la constitution de la membrane cellulaire, facteur essentiel de la vitalité de l’organisme. En effet, l’énergie développée par les cellules se fait, entre autres, grâce à la fluidité, la qualité de la porosité de leur membrane.

Ces acides gras participent également au fonctionnement du système cardio-vasculaire, du système hormonal, du cerveau, le développement de la rétine, la régulation du processus inflammatoire, la motricité des spermatozoïdes. Le rôle des omégas 3 a également été démontré dans le traitement ou la prévention du diabète, des rhumatismes, des troubles du système nerveux, des maladies fonctionnelles…

Les acides gras oméga 3 interviennent aussi dans l’élaboration d’autres acides gras hautement insaturés, ces substances jouant un rôle primordial dans des processus biochimiques : régulation de la tension artérielle, élasticité des vaisseaux, assemblage des plaquettes sanguines, réactions immunitaires et anti-inflammatoires. Avec l’aide de plusieurs enzymes, les acides gras déclenchent une cascade de réactions permettant au corps de fabriquer des substances vitales à son bon fonctionnement.

Tout ce petit monde travaille en symbiose entre eux mais si l’un manque à l’appel, les processus est « bancale » voire ne fonctionne pas.

NB : Les Inuits du Groenland sont nettement moins touchés par les maladies cardiovasculaires car gros consommateurs de poisson… bien sûr, ils n’ont pas de POURPIER ! .

Le pourpier :

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Originaire des régions subtropicales et tropicales, il est consommé depuis plus de 2000 ans en Inde et en Perse.

Il était déjà utilisé comme légume, épice et plante médicinale dans l’Egypte ancienne.

Le POURPIER est apprécié en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud, ou il est cultivé de nos jours !

Toutefois, on commence à le retrouver dans l’actuel « Mesclun »

(mélange de plantes à salade) vendu actuellement dans le commerce.

Consommation :

Le POURPIER peut se déguster cru ou cuit.

Crues, les tiges et les petites feuilles rondes (épaisses et charnues)

possèdent une agréable saveur acidulée et sont croquantes et juteuses. Il faut le consommer jeune : il est alors très savoureux, avec sa consistance moelleuse, et son goût légèrement acidulé un peu piquant (les feuilles plus grosses sont dures). C’est une salade à utiliser rapidement après la récolte (supprimer les tiges plus dures) car elle ne se conserve guère.

Les salades favorisent les fonctions d’élimination car, grâce à leurs fibres abondantes, elles aident à lutter contre la paresse intestinale, et ceci d’autant plus efficacement qu’elles sont consommées crues (leur action sur la motricité des intestins est alors maximale). Le POURPIER, riche en mucilage, exerce particulièrement une action adoucissante bénéfique en cas d’irritation des muqueuses.

Le POURPIER s’utilise également en infusion pour ses qualités dépuratives et diurétiques. (Faites sécher les feuilles et jetez-en une poignée dans un litre d’eau frémissante).

Cuit, le POURPIER est un excellent légume que l’on prépare de diverses manières, à la méthode des haricots verts.

On peut aussi le faire sauter rapidement à la poêle, et le déguster comme des épinards.

On peut en consommer en grande quantité, tout en sachant que de fortes doses peuvent se montrer un peu laxatives. (au même titre qu’une surconsommation de légume vert d’ailleurs !)

Le POURPIER a été aussi parfois utilisé comme condiment, conservé au vinaigre comme les cornichons ou les câpres ou introduit dans des sauces.

Principales caractéristiques :

Riches en eau (entre 85 et 90 %), toutes les salades sont rafraîchissantes, et judicieusement préparées, vont de pair avec le souhait de conserver sa ligne (du fait de leurs teneurs très modérées en nutriments énergétiques).

Peu énergétique (moins de 20 kcalories aux 100 g), le POURPIER est une bonne source de minéraux, en particulier de potassium (450 mg), de magnésium (106 mg), de calcium (79 mg) et de fer (2,7 mg). Sa teneur en vitamine C atteint 22 mg, et il fournit également des quantités non négligeables de provitamine A (0,9 mg) et de vitamines du groupe B. Sa teneur en fibres est modérée (0,9 %), et il s’agit en majorité de fibres solubles (mucilages) très bien supportées par les intestins.

Riche en antioxydant, il élimine les radicaux libres, facteurs de vieillissement.

Avec une portion de 50 g de POURPIER, on peut couvrir une fraction appréciable de l’AJR (Apport Journalier Recommandé) de nombreux nutriments sans que cela ne s’accompagne jamais d’une quelconque surcharge :

– vitamine C ou la provitamine A (anti-oxydants)

– vitamine B9, fer… (nutriments utiles pour la résistance aux infections et la lutte contre l’anémie)

– magnésium et vitamine B1 (bénéfiques pour le bon équilibre neuro-musculaire).

Source Aprifel

Voilà donc une « sacrée » pseudo mauvaise herbe ! (que nous vous invitons à cultiver…)

Recettes

Salade

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– Nettoyer à l’eau courante une bonne quantité de POURPIER puis la laisser tremper un moment dans l’eau légèrement vinaigrée afin d’éliminer les petits insectes.

– Préparer un assaisonnement de trois huiles (bio de préférence) – olive, noix et sésame par exemple, un trait de vinaigre balsamique, et une tête d’ail finement hachée

– Découper quelques morceaux de fromage de brebis, de féta et de tomate (pour donner de la couleur)

– Servir dès que prêt

Potage

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– Nettoyer à l’eau courante une bonne quantité de POURPIER puis la laisser tremper un moment dans l’eau légèrement vinaigrée afin d’éliminer les petits insectes.

– Faites dorer à l’huile d’olive (bio de préférence) dans un grand récipient, un bel oignon coupé en lamelles

– Jetez par dessus l’oignon doré le POURPIER égoutté et laisser cuire à l’étouffé pendant 10 à 15 mn

– Pendant ce temps, éplucher une ou deux pommes de terre que vous coupez en morceaux ou rondelles

– Hachez finement une tête d’ail

– Faites bouillir un litre d’eau que vous versez sur le mélange pourpier/oignon ainsi que les morceaux de pomme de terre et l’ail et faites chauffer doucement jusqu’à ce que les pommes de terres soit cuites

– Saler et poivrer un peu selon le goût.

– Mixer si vous souhaitez

– Présentez avec une cuillérée de crème fraîche.

Photo d’accueil : http://www.ohsens.fr

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